Les francophones rencontrent souvent plusieurs difficultés en anglais qui peuvent altérer le sens ou ralentir la compréhension d’un anglophone :

  • Confusion entre les voyelles courtes et longues : par exemple, “ship” /ʃɪp/ (navire) et “sheep” /ʃiːp/ (mouton) sont souvent confondus.
  • Substitution des sons interdental /θ/ et /ð/ (comme dans think ou this) par des sons proches du français, comme /s/, /z/, ou /t/, ce qui peut changer le sens des mots.
  • Ajout ou omission de sons : les francophones ont parfois tendance à ajouter une voyelle après certaines consonnes finales, par exemple “job” peut être prononcé /dʒɔbə/ au lieu de /dʒɒb/, ou “stop” comme /stɔpə/. Cela vient de l’habitude en français d’éviter les consonnes finales « sèches ». À l’inverse, certaines consonnes finales peuvent être omises, comme dans “world” ou “asked”, rendant le mot difficile à reconnaître.
  • Accent tonique mal placé : en anglais, la syllabe accentuée peut changer le sens d’un mot. Par exemple, “record” comme nom se prononce /ˈrek.ɔːd/ avec l’accent sur la première syllabe, tandis que comme verbe c’est /rɪˈkɔːd/, accent sur la seconde. Placer l’accent au mauvais endroit peut créer des confusions.
  • Intonation et rythme : la tendance à parler avec une intonation plate ou à accentuer toutes les syllabes de façon égale rend la compréhension plus difficile pour les anglophones.